Guide pratique du titre de séjour en France 2026 : carte de séjour temporaire (1 an), carte de séjour pluriannuelle (2 à 4 ans), demande de renouvellement sur l'ANEF, refus et recours.
Le titre de séjour autorise un étranger à résider en France au-delà de 3 mois. Trois grandes catégories : (1) les titres temporaires d'une durée d'un an (carte de séjour temporaire mention « salarié », « visiteur », « étudiant », « vie privée et familiale », etc.), (2) les titres pluriannuels d'une durée de 2 à 4 ans (carte de séjour pluriannuelle, passeport talent), (3) les titres permanents de 10 ans (carte de résident, carte de résident permanent). Le titre est délivré par la préfecture du département de résidence, sur la base d'un visa long séjour valant titre de séjour (VLS-TS) ou d'une demande directe pour les motifs prévus par le CESEDA.
Depuis 2022, la majorité des demandes de titre de séjour se font en ligne sur l'ANEF (Administration Numérique des Étrangers en France) : administration-etrangers-en-france.interieur.gouv.fr. Procédure : créez votre compte, sélectionnez la démarche correspondant à votre situation, téléversez les pièces justificatives (titre actuel, justificatifs de domicile, ressources, situation familiale, photo conforme aux normes ICAO), payez les taxes et le droit de timbre par carte bancaire, suivez l'avancement dans votre espace personnel. La demande de renouvellement doit être déposée 2 à 4 mois avant l'expiration du titre actuel.
Les pièces communes à toutes les demandes : passeport en cours de validité, justificatif de domicile de moins de 3 mois (quittance de loyer, facture EDF, attestation d'hébergement avec pièce d'identité de l'hébergeant), 4 photos d'identité aux normes, justificatifs de ressources sur les 3 derniers mois, le cas échéant acte de mariage et livret de famille traduits par un traducteur assermenté. Selon le motif : contrat de travail (salarié), inscription scolaire (étudiant), preuve du lien familial avec un Français ou résident (vie privée et familiale). Le droit de timbre varie de 75 € à 225 € selon le titre.
En cas de refus de titre de séjour, la préfecture peut prononcer une OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français) avec un délai de départ volontaire de 30 jours. Vous disposez de 15 ou 30 jours selon la procédure pour saisir le tribunal administratif. Un recours gracieux préalable peut être adressé au préfet ou un recours hiérarchique au ministre de l'Intérieur. En cas de silence de la préfecture pendant plus de 4 mois après dépôt complet du dossier, le silence vaut décision implicite de rejet et ouvre les mêmes voies de recours. Saisissez le Défenseur des Droits gratuitement pour les retards anormaux.