Demande d'asile en France 2026 : procédure OFPRA, statut de réfugié, protection subsidiaire, allocation ADA, hébergement, recours CNDA, intégration des bénéficiaires.
L'asile peut être demandé par toute personne craignant des persécutions dans son pays d'origine en raison de sa race, sa religion, sa nationalité, ses opinions politiques ou son appartenance à un groupe social. Deux protections existent : (1) le statut de réfugié, fondé sur la Convention de Genève de 1951, qui donne droit à une carte de résident de 10 ans ; (2) la protection subsidiaire, accordée en cas de menaces graves (peine de mort, torture, conflit armé), donnant droit à une carte de séjour pluriannuelle de 4 ans.
La demande est enregistrée à la SPADA (Structure de Premier Accueil pour Demandeurs d'Asile) puis au GUDA (Guichet Unique pour Demandeurs d'Asile) où sont prises les empreintes (Eurodac). L'OFPRA examine la demande après un entretien individuel d'environ une heure (interprète gratuit). Délais moyens : 4 à 8 mois en procédure normale, plus courts en procédure accélérée. En cas de rejet, vous disposez d'un mois pour saisir la CNDA (Cour Nationale du Droit d'Asile).
Pendant la procédure, le demandeur d'asile bénéficie de l'ADA (Allocation pour Demandeur d'Asile) versée par l'OFII : 6,80 € par jour pour une personne seule, plus 7,40 € si aucun hébergement n'est proposé. L'hébergement peut être assuré en CADA (Centre d'Accueil de Demandeurs d'Asile) ou en HUDA (Hébergement d'Urgence). Une fois la protection accordée, le bénéficiaire reçoit un titre de séjour, peut travailler, accéder au logement social et entamer une procédure de réunification familiale.